vendredi 9 novembre 2012

L'un des premiers livres sur la médecine magnétique. 1609.
Rare exemplaire aux armes des de Thou

GOCLENIUS, Rodolphus (Rudolf GÖCKEL).  • Tractatus De Magnetica curatione vulneris citra ullam & superstitionem, & dolorem, & remedij applicationem
•• Tractatus De Portentosis luxuriosis ac monstrosis nostri seculi convivijs. 

Marbourg, Rodolphi Hutvvelckeri, 1609.

1800 €

Deux ouvrages reliés en un volume In-12 (13,2x7,4 cm) de 167-(1 bl.) pages (Tractatus De Magnetica) et de 142-(2 bl.) pages (Tractatus De Portentosis).  reliure : Plein veau blond glacé de l'époque. Dos à quatre nerfs, orné et doré, portant le titre doré. Plats aux armes des de THOU et du chiffre composé du bibliophile Jacques-Auguste de Thou et de sa seconde femme, Gasparde de La Chastre.  Coiffes et mors très finement restaurés.

Seconde édition du "Tractatatus de magnetica". Il s'agit d'un des premiers ouvrage sur la médecine magnétique.
Goclenius y adopte, à l'exemple de Paracelse et de Basile Valentin, un magnétisme propre à l'économie animale, tel à peu près que Mesmer l'a reproduit à la fin du dix-huitième siècle, comme un principe de physique générale, et comme un agent spécial et curatif.
Goclenius mélait à ces procédés physiques, des enchantements et des exorcismes qui avaient principalement pour but d'agir sur l'imagination.
Cette doctrine qui eut beaucoup de partisans, trouva en débutant dans le monde beaucoup de redoutables adversaires, à la tête desquels il faut placer le jésuite Roberti, qui publia à cette occasion un écrit dénonçant l’idolâtrie des protestants, leur propension à la magie et à la sorcellerie.

Relié à la suite, l'édition originale du Tractatus De Portentosis.

RARE EXEMPLAIRE AUX ARMES DE FRANÇOIS-AUGUSTE DE THOU.

"François-Auguste de Thou, fils aîné de Jacques-Auguste de Thou, président à Mortier au Parlement de Paris et de Gasparde la Chastre, sa seconde femme, né à Paris vers 1607, succéda à son père dans la charge de grand maître de la librairie du roi en 1617; conseillé au Parlement de Paris à 19 ans, puis maître des requêtes et conseillé d'Etat, il se lia avec Cinq-Mars et connut le complot formé par ce dernier, sans y prendre lui-même une part active; arrété au camp de Perpignan le 6 juin 1642, il fut condamné à mort à Lyon et décapité le 12 septembre 1642, sur la place des Terreaux.
Il avait hérité de la bibliothèque de son père, qu'il conserva soigneusement et qui passa après sa mort à son frère cadet, Jacques-Auguste.
Il faisait frapper sur les volumes dont il augmenta le fond paternel les armes simples des de Thou," (OHR).

PROVENANCE RECHERCHÉE

références : OHR [217], Caillet [II, 4615 (ed. 1610), 4616], Ferguson [I, 333]. Vente Corbeau de Saint-Albin, 20 mai 1850, n° 787. Vente Techener, 4 avril 1865, n° 1632. Vente du 31 janvier 1866 (Biliothèque de M. Le Comte de L...) n° 62.

provenance : François-Auguste de Thou (Reliure aux armes), Anquetil du Perron (inscription sur la page de titre), Lambilly (ex-libris armorié).

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